Durée
1 an
Composante
Autres diplômes (DU)
Présentation
Face aux enjeux humains, sociaux et territoriaux posés par le cancer, l’Université de Nîmes, en partenariat avec l’IFME (Institut de Formation aux Métiers Éducatifs – Nîmes), le GIP PROM (Plateforme régionale d’oncologie de la Martinique) et avec le soutien de l’ARS Martinique, propose le Diplôme Universitaire de Socio-oncologie.
Ce diplôme s’inscrit dans une dynamique de reconnaissance de la socio-oncologie comme un champ stratégique dans la lutte contre les cancers, en réponse à l’impact majeur des inégalités sociales sur la prévention, le dépistage et la prise en charge, ainsi qu’au besoin croissant de professionnels formés à un accompagnement global et coordonné.
La socio-oncologie s’intéresse à l’ensemble des dimensions sociales du cancer. Elle prend en compte les répercussions de la maladie sur la vie personnelle, familiale, scolaire, professionnelle et sociale des personnes concernées, ainsi que sur leurs proches. Elle agit à tous les niveaux du parcours, de la prévention à l’après-cancer, en intégrant les enjeux d’accès aux droits, de maintien dans l’emploi, de parcours éducatif et de soutien aux aidants.
Cette approche globale permet de dépasser la seule dimension médicale pour inscrire pleinement le cancer dans une lecture sociale, territoriale et systémique.
Le Diplôme Universitaire de Socio-oncologie a ainsi pour ambition de former des professionnels capables d’intervenir concrètement sur le terrain, à l’interface du social, du médico-social et de la santé. Il vise à renforcer les compétences d’accompagnement global des personnes malades et de leurs proches, à améliorer la coordination entre les acteurs et à contribuer activement à la réduction des inégalités sociales de santé.
Objectifs
Ce DU vise à :
- Former les professionnels du champ social, médico-social, psychologique et de la santé à une compréhension globale et intégrée des enjeux sociétaux liés au cancer, afin de renforcer leurs capacités d’action sur le terrain et ainsi réduire le fardeau social de la maladie.
- Couvrir l’ensemble du continuum de la maladie : recherche étiologique, prévention, dépistage, soins(y compris soins de support et palliatifs) et après-cancer, en intégrant les parcours de réhabilitation et les besoins des aidants et proches.
- Outiller les acteurs de proximité pour agir à chaque niveau de prévention :o Primaire : réduire ou supprimer les facteurs de risque selon le contexte territorial.
o Secondaire : faciliter le dépistage et l’accès au diagnostic précoce.
o Tertiaire : accompagner de manière holistique pendant et après les traitements, réduire les séquelles et favoriser la réinsertion globale.
- Développer des compétences socio-cliniques pour accompagner les usagers, leurs aidants et proches, dans leurs démarches sociales, professionnelles, familiales et quotidiennes, de la suspicion de cancer à la réhabilitation post-cancer.
- Contribuer à la réduction des inégalités territoriales de santé en matière de lutte contre les cancers
- Permettre l’acquisition des bases de la recherche en socio-oncologie.
Organisation
Contrôle des connaissances
L’admission au diplôme est prononcée par un jury composé d’enseignants-chercheurs, d’experts et de professionnels, après vérification de l’assiduité, validation des contrôles continus par module, et rédaction et soutenance d’ un mémoire appliqué ou d’ une situation clinique contextualisée, avec obtention d’ une note minimale de 10/20.
Programme
La formation comprend 120 heures d’enseignements théoriques, 5 heures d’enseignements pratiques dirigés et 5 heures de séminaire de clôture, dispensées en présentiel et/ou distanciel mixte, et réparties sur une année universitaire.

Admission
Public cible
La formation s’adresse principalement aux assistants de service social, mais également aux autres travailleurs sociaux titulaires d’un diplôme d’État de niveau 6 inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).
Elle demeure toutefois ouverte à d’autres professionnels intervenant dans les champs social, médico-social, psychologique et sanitaire, en particulier :
- Les titulaires d'un diplôme français de docteur en médecine.
- Les professionnels de santé (sages-femmes, pharmaciens, infirmiers, kinésithérapeutes,
psychomotriciens, ergothérapeutes, orthophonistes,…), titulaires d’un diplôme au moins
équivalent au grade de licence.
- Les psychothérapeutes, psychologues, psycho-oncologues.
- Les professionnels des établissements de santé, structures médico-sociales, collectivités locales, dispositifs et réseaux de cancérologie, ou centres de dépistage, titulaires d’un diplôme de niveau licence ou équivalent.
- Les titulaires du BTS Services et prestations des secteurs sanitaire et social ou d’autres diplômes/titres de niveau 5 du secteur peuvent accéder à la formation, sous réserve de l’autorisation de l’équipe pédagogique.
Et après
Insertion professionnelle
Reconnaissance universitaire d’une spécialisation et d’une expertise en travail social appliqué à la cancérologie, couvrant l’ensemble du continuum de la maladie, de la recherche étiologique à l’après- cancer, dans une approche globale « cancer et société ».
Usage de l’appellation « socio-oncologue » : cette appellation correspond à une qualification universitaire, reconnue par la Société française de socio-oncologie (SFSO), sans constituer à ce jour un titre professionnel réglementé. Elle est reconnue de plein droit aux assistants de service social ayant validé le diplôme universitaire. Pour les autres professionnels, son usage éventuel n’est ni automatique ni de droit ; il peut être envisagé au cas par cas, en fonction du projet professionnel et du parcours du candidat, après validation du diplôme universitaire et sous réserve de l’appréciation de la SFSO.
Ouverture vers des débouchés professionnels variés, notamment sur des fonctions de socio-oncologue, directeur de projet, chef de projet en cancérologie, conseiller technique, chargé de mission, coordonnateur de parcours en cancérologie, référent de parcours ou médiateur en prévention des cancers, au sein de structures telles que :
Etablissements hospitaliers, collectivités territoriales, dispositifs spécifiques régionaux du cancer, dispositifs d’appui à la coordination, centres régionaux de coordination des dépistages organisés du cancer, agences régionales de santé, assurance maladie, centres communaux d’action sociale, associations.
Selon les profils des diplômés, la formation peut permettre une évolution vers des diplômes nationaux tels que DEIS, CAFDES, CAFERIUS ou un titre RNCP de niveau 7.
Il est également possible, en fonction du parcours académique initial et/ou de l’expérience professionnelle, de suivre un programme de recherche appliquée (DBA).

